Anadrark

Black metal - Coups de gueule - Jeux vidéos - Autres conneries

Random musical discovering part 3

20/08/2014 - Aucun commentaire

Home is Gone - Triptych
Une des grosses baffes de l'année.
Un groupe de black metal des US (bin tiens), sa première sortie (digitale), et juste ouah ! Les morceaux ont une production chaotique, mais tout a fait mouche. Les structures des morceaux sont terribles, et le synthé, qui se fait assez discret dans l'ensemble enfonce encore le tout dans une ambiance sonore à la limite du gros bordel sans jamais se vautrer.
Mention spéciale pour Just Another Way qui est un des meilleurs morceaux que j'ai entendu cette année.
Ça dure une dizaine de minutes, ça vaut clairement le coup.


Moon - Clavicula Nox
Un groupe australien que je connais bien, depuis leur première démo Moon, qui est une tuerie de black ambient, rééditée dans la compil Melek Taus, dont j'ai déjà parlé ici.
Je considère Moon comme un des fleurons du genre, et ce n'est clairement pas cet album qui va me faire changer d'avis.
L'album est long, ce qui n'est pas pour me déplaire, mais ça risque de décourager le débile profond kikoo blackeux blackeux moyen. D'autant que cet album est la définition même de "synthé envahissant". Et ce synthé... est indispensable. L'ambiance de Clavicula Nox repose entièrement dessus. Pourtant ce sont juste des nappes de clavier particulièrement standard, mais la reverb abusément profonde sur tous les autres instruments (chant compris) nous oppressent complétement.
Je m'arrête là, mais franchement, si vous aimez ne serait-ce qu'un tout petit peu le black ambient (ou le post-black lolololol), vous écoutez ça et vous fermez votre gueule. Pour les autres, jetez au moins une oreille sur le morceau Oration As Vessel Of The Void.


Panopticon - Roads To The North
Groupe américain (bin tiens) que j'ai découvert très récemment. Qui officie dans un genre actuellement sur-saturé de groupe comme Eluveitie ou Finntroll ou Trollfest ou autres groupe alähkon, ouaip, on parle bien de black folk maintenant.
C'est difficile de décrire cet album... je dirais bien qu'il est bien et qu'il faut l'écouter, mais je vais essayer d'étayer mon propos un peu plus. Entre les passages violents, les passages techniques (oui oui, de la vraie technique), les passages ambiants, les passages folk, les passages country (oh yeah The Long Road Part 1: One Last Fire), le tout imbriqué de manière parfaitement cohérente, c'est juste... bref. Bon, tout n'est pas rose, je n'aime pas trop le morceau "country" précédemment cité, je trouve Norwegian Nights vraiment chiant et la fin de l'album gagne en intensité mais perd beaucoup en immersion (genre sur In Silence... WTF ?!), MAIS ! C'est toujours infiniment au dessus que des groupes comme Eluveitie ou autre connerie. Donc voilà.


Space Debris - Phonomorphosis
On sort complétement de la sphère black metal pour entrer dans celle du rock psychédélique avec un groupe allemand.
Je ne connais pas vraiment le style, donc si ça se trouve c'est un groupe absolument pourri qui plagie les grands du genre, j'en sais rien, et je m'en fous.
Du coup, difficile de m'étendre longuement dessus, cet album m'a fait voyager. Avec des sonorités bizarres, cohérent malgré le chaos évident de la structure musicale, moi, j'ai adoré.



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On a enregistré l'album de Strynn et on a écouter les premiers mix, et ça déchire sa mère. C'était l'instant teasing ^^. Bonne écoute !

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Argumenter, c'est pour les faibles

10/07/2014 - 6 commentaires

Je le vois bien actuellement, la mode n'est plus à la réflexion de fond et aux débats passionnés.
Aujourd'hui, si vous voulez remporter un débat, il suffit juste de prendre de haut son adversaire, de le faire se sentir faible, de l'humilier et le décrédibiliser.

Tous les débats politiques tournent autour de ça. La grande majorité des débats que je peux avoir tournent autour de ça. Peu importe les idées en vérité, tant qu'on peut briser l'adversaire en face, on finira toujours vainqueurs (oui, parce que voyez-vous, les débats, ce sont des compétitions).
Tout ça pour finalement, faire un concours de bite, un simple "j'ai raison et tu as tort". Bref, quelque chose de foncièrement inutile, qui ne sert qu'à renforcer l'égo de celui qui pourra prononcer / écrire / taper les mots "Ah tu sais plus quoi dire hein ?".

J'en ai marre des débats dans le genre, c'est pas constructif et c'est surtout du dialogue de sourd. Allez bien vous faire foutre avec vos discussions à la con.

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Random musical discovering part 2

05/07/2014 - Aucun commentaire

Pour une fois, je suis presque dans l'actualité. La sortie la moins récente date de février 2014 et toutes les autres sont de juin 2014, soit le mois dernier.
Bonne lecture et surtout, bonne écoute.

RAUS! / Perunwit - Under the Sign of the Black Sun
Je me rend compte que je ne parle pas beaucoup des splits en fait, alors que certains en valent carrément le coup. C'est le cas de ce Under the Sign of the Black Sun.
La partie de RAUS!, c'est du black metal industriel très martial, j'ai vraiment accroché à ce groupe que je connaissais pas du tout, l'introduction ambiante est une tuerie, et l'ensemble est bien foutu, agréable à écouter, des riffs sympathiques, bref, c'est këwl.
Quant à Perunwit, eux sont plus dans l'ambient pagan, j'ai préféré RAUS! dans l'ensemble, mais c'est quand même assez bien fait pour ne pas passer les morceaux avant la fin, faut accrocher à l'ambient quoi.



Inurn - Inurn I
Inurn est apparemment un groupe très récent, cette première démo est sortie il y a même pas un mois (le 19 juin 2014).
Et pour une première démo, c'est juste une putain de tuerie. La production est juste assez propre pour qu'on comprenne ce qui se passe (c'est crade quoi), c'est du black metal dépressif très bien fait. Après, les amateurs d'"originalité" devront continuer à se masturber sur le dernier Mayhem, et laisser les autres apprécier de la musique juste bien faite. Si vous êtes un amateur de black metal (pas forcément dépressif), vous devez absolument écouter cette démo.



Tokul - Black Hills
Tokul est un projet d'ambient black un brin noise US, Black Hills est sa deuxième sortie et bordel de merde, que c'est bon.
C'est malsain, froid et véritablement oppressant, et la production assez sale ne fait rien pour arranger les choses. Je n'ai pas vraiment plus à en dire, je pense que chaque auditeur appréciera ce titre / album différemment, donc je ne peux que vous conseillez d'y jeter une oreille.
L'EP est aussi intéressant, différent, plus harsh noise qu'ambiant, mais il vaut l'écoute.



Timōrātus - Black
Encore un groupe récent, dont Black est le premier EP, sorti il y a un peu plus d'une semaine (le 26 juin 2014).
Donc, Timōrātus fait du black metal (comme Strynn lololol), un black metal dissonnant, dérangeant. Dommage que l'album ne fasse que deux morceaux (un peu moins de 10 minutes), les passages au clavier sont terriblement malsains, les riffs nous sortent une mélodie déstructuré et imprévisible, bref, c'est pas accessible pour l'écouteur de Dimmu Borgir moyen.
Comme je l'ai dit plus haut, ça dure moins de 10 minutes, donc vous écoutez ça, ça ne peut pas vous faire de mal.

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Sinon, on interdit carrément la critique.

24/06/2014 - Aucun commentaire

- Mais sinon, tu penses quoi de ce groupe, c'est énorme hein ?
- Bof, j'ai écouté vite fait, mais j'ai trouvé ça plat et vraiment chiant.
- Ah ouais ? Et bah fait la même carrière qu'eux et après on en reparle.

- J'ai écouté l'album que tu m'as prêté, y'a pas beaucoup de feeling en fait.
- Bin joue comme lui et après tu pourras critiquer.


Qui n'a pas eu une conversation comme ça, avec ce type d'argument en mousse digne de "t'y connais rien" ou "t'es trop jeune, ta gueule" ?

A ce niveau de discussion, il est en général inutile de poursuivre, vous avez tort, parce que vous n'êtes pas assez bon ou pas assez connu pour pouvoir critiquer négativement l'artiste en question, alors que très sincèrement, cet argument est juste utilisé pour qu'on ne puisse pas dire de mal d'un groupe qu'on considère comme génial ou culte.
Le fait de dire "c'est génial" c'est tout aussi moisi que de dire "c'est pourri", mais non, l'argumentation sur nos goûts musicaux n'est demandée que quand on trouve ça mauvais. Dire qu'un groupe est bon, c'est aussi une critique, mais dans ce cas-là, pas besoin de déblatérer. Après tout, on ne discute pas des goûts et des couleurs, pas vrai ? Si ?

On fait quoi alors ? Si je n'ai pas le droit de dire qu'un groupe est mauvais car je n'ai pas le même talent / la même carrière, vous n'avez pas plus le droit de dire que ledit groupe est bien, justement parce que vous n'avez pas non plus le même talent / la même carrière, soyez cohérent un peu plus d'une demie-seconde.

Donc je propose qu'on interdise la critique (négative ET positive) d'un groupe à partir d'un certain talent musical ou d'un certain nombre de "fans".
Après tout, comment pouvez-vous oser critiquer Justin Bieber ou One Direction alors que vous n'aurez jamais la même carrière (voire le même "talent"...) qu'eux ?

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Le chiptune n'est PAS de la musique de jeux vidéo

18/06/2014 - 1 commentaire

Une opinion assez répandue et que je trouve vraiment fausse, je veux dire aussi faux que ça y'a "le black metal c'est gentil", c'est que le chiptune, c'est de la musique de jeux vidéo.

Je trouve ça navrant qu'on limite autant un style qui est quand même très riche, au-delà de, on y vient, son impact dans le jeu vidéo.
Alors pour faire court : le chiptune, c'est faire de la musique à l'aide des puces sonores de certains appareils, un exemple : le jouet électronique de votre enfant qui fait de la musique quand on appuie dessus, c'est du chiptune. Pour plus de détail, je vous invite à lire l'article de Wikipédia, malgré l'approximation "chiptune = 8-bits", et comme d'habitude, l'article en anglais est de bien meilleure qualité (malgré l'approximation"chiptune = 8-bits").

Évidemment, l'âge d'or du chiptune dans les années 80/90 tiens du jeu vidéo, avec des chefs-d’œuvre comme la bande son de Zelda, de Megaman ou de Streets of Rage (meilleur bande son 16-bits jamais faites), certains jeux récents propose aussi des bandes son chiptune pour jouer la carte du rétro, ce qu'a magnifiquement fait VVVVVV.



Mais seulement voilà, décrire le chiptune comme "c'est de la musique de jeu vidéo", c'est super réducteur. Personne ne penserait à définir la musique orchestrale comme "de la musique de cinéma", et pourtant.
De nos jours, la musique de jeux vidéo, ce n'est plus ça. J'en prend pour exemple l'ouverture de Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty, qui aurait facilement sa place dans n'importe quel blockbuster holywoodien, ou même Brütal Legend, dont la bande son est composé de beaucoup de titres de hard rock / metal, et personne ne se dit "c'est de la musique de jeux vidéo".



Surtout que maintenant, le chiptune permet de faire des morceaux qui ne dénoteraient pas dans une soirée électro, comme par exemple l'excellent Torpedo de chipzel, oui, les sons ressemblent à des sons de jeux vidéo (c'est la puce sonore d'un gameboy qui est utilisée, mais je ne sais plus le modèle), mais ça ne suffit pas pour dire "c'est de la musique de jeux vidéo". Non.
Quand j'entends une guitare électrique avec de la distorsion, je ne dit pas "tiens, c'est du metal". C'est pareil.



Voilà, donc arrêtez, si on vous fait écouté de la musique chiptune, de dire "c'est de la musique de jeux vidéo", à la limite, dites "ça ressemble à de la musique de jeux vidéo", et encore. C'est juste de la musique électronique.
Putain, tout ce bordel juste pour dire ça... un tweet aurait suffit, mais bon, vous avez de la bonne musique, donc ça compense. Et si ça ne compense pas, je m'en fous.

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Mayhem - Esoteric Warfare - Pseudo Chronique

07/06/2014 - Aucun commentaire

Aujourd'hui, une fois n'est pas coutume, on va se pencher sur le dernier bébé de Mayhem, Esoteric Warfare, groupe considéré comme culte, voire intouchable par certains.

L'album s'ouvre sur Watcher un morceau qui va assez bien résumer l'album complet, des passages lourd et pesant qui vont contraster avec les passages rapides et violents.
Psywar, Trinity et Pandaemon sont clairement les morceaux les plus violents de l'album, les blasts de Hellhammer sont exécutés à la perfection et bien que Blasphemer ne fasse plus partie de la formation, son remplaçant Teloch arrive aussi à faire des riffs agressifs et tranchants tout en apportant une touche supplémentaire à l'ensemble, notamment sur les passages plus mid-tempo. Mention spéciale à Pandaemon qui n'a rien à envier à certains morceaux de grind.

Après cette avalanche de brutalité, Milab (que les abrutis écrivent Mylab... comprends pas) et VI.Sec., qui vont largement ralentir le tempo moyen mis en place depuis le début et c'est là que commence le chaos labyrinthique qui fait le génie de ce Esoteric Warfare. Des ambiances lourdes et pesantes, ponctuée d'accélérations brusques et inattendues et appuyées par la voix de fou furieux de Attila. VI.Sec. est un peu le chef-d'oeuvre malsain auquel tout groupe de black metal devrait aspirer.

Et ensuite on arrive à la conclusion de l'album, après une intro malsaine et dérangeante, Throne of Time nous envoie toutes la barbarie du monde dans la tronche, ça va vite et on attendait que ça !
Corpse of Care et Posthuman sont des morceaux labyrinthique et imbitable pour le commun des mortels, la structure chaotique et les accélérations instantanée auront tôt fait de perdre l'auditeur (si ça n'a pas déjà été fait avant), après plusieurs écoutes, on sent bien que le concept de manipulation mentale (qui est le concept de l'album) est parfaitement exploité par le groupe et c'est avec difficulté qu'on arrivera au morceau qui conclut l'album, Aion Suntelia, qui nous sert un black metal plus linéaire, comme pour nous sortir du cauchemar musical que l'on vient de subir.

En conclusion, Esoteric Warfare est un album profond et complexe qui succède dignement à Ordo Ad Chao. Malgré l'apparence chaotique des structures, on sent que l'ensemble est maîtrisé et de plus parfaitement exécuté, mention spéciale à Hellhammer. L'arrivée de Teloch comme remplaçant de Blasphemer permet à Mayhem de continuer d'avancer.
Bref, un monument malsain, occulte et viscéralement violent, que n'importe quel fan du genre se doit d'écouter au moins une fois.




























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Random musical discovering Part 1

01/06/2014 - 2 commentaires

Parce que l'intitulé "Album en vrac" ne me plaisait plus, j'ai changé le nom de cette série d'article en "Random musical discovering" (soit "Découverte musicale aléatoire" en bon français).
Bon c'est le même contenu, y'a que l'emballage qui change, bref, on s'en branle.

Monge - 2013 - Monge
Après une intro plutôt plannante et agréable, les brésiliens de Monge nous envoie toute la violence du monde en travers de la gueule. Si vous aimez Anaal Nathrakh, il y a des chances que vous appréciez Monge, qui s'en inspire de façon évidente.
C'est violent, brutal et sans concession, le son est sale sans pourtant rendre le tout incompréhensible à l'auditeur averti (quelqu'un qui écoute du death mélo ne va rien comprendre quoi).
Pour une première démo, c'est plutôt une bonne performance, écoutez-en.


Bland Vargar - 2014 - Perpetual Return
Quand j'entends "black metal italien", j'ai tout de suite tendance à penser à des groupes de black metal à chanteuse pour gothique désespérée et suicidaire (que voulez-vous, les préjugés, y'en a aussi dans le black metal). Malgré l'intro qui m'a laissé perplexe à la première écoute, je dois dire que l'ensemble a été agréable à l'écoute, du pagan black assez sympathique.
C'est facile à écouter, c'est varié, les riffs tranchants et aggressifs s'enchaînent parfaitement avec les passages calmes et planant, pour moi, c'est une réussite.


Dampé's Keep - 2013 - Twilight
Dampé's Keep est un groupe américain, qui fait des remix d'ambiant black metal de morceaux de The Legend of Zelda.
Cette sortie se compose d'un seul morceau instrumental d'une vingtaine de minutes basé sur la bande son de l'opus Gamecube / Wii The Legend of Zelda : Twilight Princess. Très franchement, l'adaptation de la bande son faut déjà le coup, mais ceci mis à part, Twilight est un monument de black ambiant, le son me fait penser à des groupes comme Moon, avec beaucoup de reverb, ce qui donne une ambiance très spatiale. Les passages en son clair sont tout aussi réussi que le reste, bref, c'est génial.



Black Magick SS - 2013 - Symbols Of Great Power
Dernière écoute en date, ce groupe australien (j'aime bien les groupes australiens quand même) est juste génial !
Du synthé kitsch, un son lo-fi bien dégueulasse, une ambiance qui pourrait être lourde et angoissante, mais qui fini par être juste risible. Du black metal symphonique complétement barré, je pense que ça définit assez bien le genre dans lequel évolue Black Magick SS. Ça me fait un peu penser à Bâtard, le côté "synthé coldwave" très certainement. Bref, si vous écoutez et que vous aimez, leur autre sortie est du même accabit et je vous la conseille aussi.



Funeraal - 2013 - Conte satanique
Une des plus grosse baffe de ce début d'année. Ce one man band français n'a pas payé de mine quand on me l'a présenté, mais une fois l'oreille acrochée, impossible de m'en détacher.
La production est comme je l'aime (assez moche quoi), les riffs sont cool, le chant est cool, bref, j'ai pas grand chose à lui mettre dans la tronche à part le nom du projet et le titre de l'album, et c'est plutôt rare. Donc, on écoute et on fait pas chier.


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NDRRK : Nouveau "blog"

30/05/2014 - Aucun commentaire

Une brève vite fait bien fait pour vous prévenir de l'ouverture très récente (y'a 2 ou 3 minutes quoi) d'un blog à part, NDRRK, pour partager mes projets "musicaux" en marge de Strynn.

J'ai fait ça pour éviter que ce blog-ci devienne plus une usine à pub (alors qu'en fait, je raconte juste des conneries de temps en temps, et c'est très bien), et puis aussi parce que je fais ce que je veux et que j'avais envie d'ouvrir un nouveau truc.
En ce moment je bosse pas mal sur ces projets et j'ai sorti pas mal de morceaux (et certains sont en attente de sortie), c'est un monde tout nouveau et du coup je suis comme un gamin avec un nouveau jouet.

Bon, ça ne sera pas forcément à la portée de tout le monde, il y a bien INM.IN, qui est du black metal, mais S4TVR4TI0N et le nouveau qui va pas tarder sont dans la veine harsh noise et harsh noise wall (voir l'article précédent), donc...

Voilà voilà, j'ai fait ma pub, je n'en reparlerai plus.

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Harsh noise : c'est de la musique ça ?

21/05/2014 - Aucun commentaire

Remarque : j'avais déjà écris sur le sujet. Mais l'article était tellement bâclé et mauvais que je le refais.

Je suis entré récemment dans le monde de la harsh noise, même si je m'en tiens pour l'instant au rôle d'auditeur et de créateur occasionnel. Je n'ai pas encore pris le temps d'échanger vraiment avec les acteurs de ce monde assez méconnu, même dans les branches extrêmes du milieu musical comme le black metal, milieu où j'évolue depuis maintenant presque 8 ans (mais ça, on s'en fout).

La musique dite "noise", qui compte la harsh noise et le harsh noise wall sont des styles "musicaux" qu'on pourrait comparer à l'art contemporain pour la peinture, sans réelle structure ni harmonie.
De fait, ce style (contrairement à ce que j'en ai dit auparavant) est des plus accessible. Il n'y a pas nécessairement besoin d'être talentueux dans un instrument ou bien un bon compositeur pour faire de la noise, il faut juste être un peu imaginatif ou savoir un peu se servir d'un ordinateur. Ce qui implique qu'il y a autant de sons différents qu'il y a de créateur et donc une sacrée richesse sonore.

Les influences peuvent venir de n'importe où, depuis la pop, le rock ou encore le metal, et même le black metal. Mais les artistes les plus reconnus (ou du moins, c'est l'impression que j'en ai) viennent de la scène électronique.
Ça peut faire "vrriiii", "uuuuuu" ou encore "krrrrrrrrrkrrrrrrr", ça peut se barrer dans tous les sens ou être très statique, tout numérique par un PC ou tout analogique avec plein de bidules électroniques, avec un instrument blindé d'effets en tout genre ou avec une perceuse et un jack débranché, bref, on fait du bruit avec ce qu'on veut. Pour donner un exemple, le morceau "Scratch" que j'ai fait avec S4TVR4TI0N a été enregistré avec une feuille de papier et une feuille d'aluminium (et pas mal de bidouillages numériques aussi, mais vous avez l'idée).



Le harsh noise wall est un cas assez particulier, la plupart du temps, les sorties estampillés harsh noise wall sont très statiques et n'ont que peu (voir pas du tout) de variations, le tout se concentrant plus sur la "texture" du son plutôt que sur l'enchaînement de bruit plus ou moins désagréable.
Ce genre joue bien plus sur le ressenti que n'importe quel autre, pour paraphraser Romain Perrot, qui est considéré (à raison) comme un maître dans le style avec son projet Vomir, les personnes qui écoutent peuvent être détendues, ennuyées, nerveuses ou autres. Le ressenti est primordial dans ce style et à force d'écouter toujours et encore la même texture sonore, elle se distord et devient progressivement autre chose, alors que le morceau en lui même ne change absolument pas. Les morceaux changent à chaque fois qu'on les écoute, on n'entendra jamais la même chose malgré le fait que bin... on peut entendre ça sur une radio déréglée.



Concernant les performances live, je ne vais pas trop m'étendre dessus, étant donné que je n'y ai jamais assisté moi même (la plupart du temps, ça se déroule à l'autre bout de la France en fait =( ), mais de ce que j'en ai vu en vidéo, c'est plus ou moins pareil que le son : ça peut se barrer dans tous les sens ou être ultra statique.
Je ne peux pas vraiment en dire plus, des exemples seront plus parlant.






Alors oui, les détracteurs sont nombreux et la plupart des critiques sont justes. Genre les "Mais c'est du bruit"... beh oui patate, évidemment que c'est du bruit.
Je conçois parfaitement qu'on ne puisse pas aimer (voire même écouter), mais si vous recherchez toujours plus de violence auditive, toujours plus extrême, j'ai du mal à concevoir plus extrême que ça.
Ce sera fait, j'en suis sûr, et il me tarde d'écouter ce que ça donne.

Pour allez plus loin :
Interview de Romain Perrot (Vomir)
UltimateNoise : une chaîne Youtube consacrée au harsh noise (je vous recommande celles de Vomir et de Incapacitants, que j'aime beaucoup)
Ici et  : recherche Bandcamp, qui est très certainement une des meilleures façons de découvrir toutes les richesses du style.
Chibre : un projet de harsh noise d'une connaissance (que j'ai pas mal paraphrasé dans ce torchon)
S4TVR4TI0N : mon projet de harsh noise

Si jamais vous avez d'autres sources d'informations, que vous avez un projet de noise ou quoi que ce soit qui soit en rapport avec ce milieu, ou que vous trouvez que je raconte que de la merde et que je mérite juste de mourir, n'ayez pas peur de vous manifester.

L'ouverture d'esprit légendaire des métalleux

11/03/2014 - 4 commentaires

Ah ça, c'est communément admis que le "métalleux" est une espèce qui se distingue largement des autres "musicos inférieurs" grâce à leurs ouvertures d'esprit.

Sauf que dans les faits... Les métalleux sont comme la majorité des gens : cons et bornés.
Quoi les métalleux ? Vous n'êtes pas d'accord ? Et bien allons-y.

Combien d'entre-vous serait prêt à admettre qu'Iron Maiden, c'est du bruit ? Et que Slayer, c'est quand même tout pourri ?
Oh, je sens que j'en ai perdu. Et ouais, un métalleux standard, face à ce genre d'allégation, vous sortira un truc du genre "mais tu n'y connais rien" assorti d'arguments "c'est mélodique blablabla l'art blablabla ça se rapproche du classique blablabla".
Belle preuve d'ouverture d'esprit. Plus d'exemple ? En avant.

C'est du bruit ? Vous avez probablement raison, mais leur ouverture d'esprit trouve que c'est de la musique, donc vous avez tort.
Que quelqu'un aime Justin Bieber et One Direction ? Improbable, ils sont bien trop ouvert d'esprit pour comprendre ça.
La production crade et dégueulasse ? Inconcevable, leur ouverture d'esprit leur impose de rentrer dans des standards de qualité bien calibrés.

Un autre truc assez drôle, c'est que le statut de groupe "culte" protège contre les critiques. Cool non ? Oubliez donc les "Bathory, c'est un peu naze" et autre "Mayhem, c'est chiant", ils ont probablement inspiré des groupes que vous aimez, donc, vous ne pouvez pas les critiquer impunément, de la stupidité de qualité.
Celui que je préfère, c'est "fait mieux avant de critiquer", mais ça mériterai un article complet, donc je ne me pencherais pas dessus aujourd'hui.

Donc oui, on peut dire ce qu'on veut, mais l'ouverture d'esprit "métalleux" est légendaire, au sens "imaginaire" de la chose (ne gueulez pas, je vous ai tous lu critiquer Avenged Sevenflod).

La plupart des exemples sont tirés de conversations réelles avec des métalleux tout aussi réels.

Oh ! Et si ça paraît prétentieux de ne pas m'être inclus dans l'article, sachez que c'est tout aussi prétentieux que de vous croire "ouvert d'esprit".
Des bisous ♥.

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